Appel de textes / Call for papers – Journal LIBERTE OUVRIERE

Appel de textes

LIBERTÉ OUVRIÈRE – journal/revue bilingue anarcho-syndicaliste

Publication prévue pour le premier mai 2021

Contactez l’adresse suivante pour projets de textes:

journal_liberteouvriere(a)riseup.net

Date de tombée environ début avril

Longueur de textes : d’un quart de page à deux pages

Thèmes:

  • Luttes locales et internationales
  • Réflexions et débats
  • Témoignages
  • Répression anti-syndicale
  • Solidarité
  • Etc.

Call for papers

LIBERTÉ OUVRIÈRE – bilingual anarcho-syndicalist journal

Planned for Mayday 2021

Contact address:

journal_liberteouvriere(a)riseup.net

Deadline : early April

Text length :quarter page to two pages

Themes:

  • Local and international struggles
  • Critics and debates
  • Anti-union repression
  • Solidarity
  • History
  • Etc.

Pourquoi nous sommes féministes révolutionnaires – Des membres de La Grotte

Mots-clés

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Un texte Des membres de La Grotte, local anarchiste-communiste et féministe de Poitiers
Paru dans Courant Alternatif #305 décembre 2020
Lire en ligne sur le site de l’Organisation Communiste Libertaire

A l’heure où les « questions de genre » sont, notamment en France, un des thèmes favoris des élites politiques, universitaires et médiatiques, et où les courants féministes existants s’opposent sur divers sujets, il nous a paru important de préciser nos propres positions sur le féminisme, en tant que militantes anarchistes-communistes.

Nous luttons à la fois contre le patriarcat et contre le capitalisme

Le patriarcat est le système d’oppression qui assoit la domination des hommes sur les femmes dans tous les domaines de la société (économique, politique, sexuel, intellectuel…). Cette oppression spécifique est transversale en ce qu’elle touche toutes les femmes de la société, quelle que soit leur appartenance de classe ; et elle est fonction de leur sexe biologique, ou plus exactement de leurs capacités procréatives (effectives ou potentielles) que les tenants de l’ordre établi veulent contrôler. Les femmes sont en effet assignées à la sphère privée pour assurer la reproduction sociale sur le court et le long terme. Elles ont à charge, dans leur grande majorité, l’élevage des enfants, la préparation de la nourriture, l’entretien du logement, etc., tandis que les hommes occupent la sphère publique. Ces rôles différenciés sont imposés aux deux sexes par tout un conditionnement exercé dès la naissance – avec, concernant les femmes, l’injonction à avoir des enfants. Aussi ne peuvent-elles échapper à leur condition qu’en abolissant le rôle attendu d’elles, appelé en France « sexe social » par le Mouvement de libération des femmes (MLF) dans les années 1970 – mais rebaptisé « genre » dans les années 1980 sous l’influence des études culturelles produites par l’Université américaine.

Le postmodernisme, qu’est-ce que c’est ? – Des membres de La Grotte

Mots-clés

Encadré du texte  »Pourquoi nous sommes féministes révolutionnaires »
Un texte Des membres de La Grotte, local anarchiste-communiste et féministe de Poitiers
Paru dans Courant Alternatif #305 décembre 2020
Lire en ligne sur le site de l’Organisation Communiste Libertaire

C’est par le terme de postmodernisme (ou de postmodernité) que l’on désigne le plus souvent notre époque ; mais s’il est beaucoup utilisé, et parfois dans des contextes très différents, ce terme est très peu défini. Issu des théoriciens des beaux-arts, il vise à la fin des années 1970 les œuvres produites depuis l’existence des mass media, et décrit en particulier le rapport nouveau que peuvent avoir l’artiste et le spectateur aux productions artistiques, du fait que les individus vivant dans les sociétés dites occidentales contemporaines sont constamment soumis à des images. Cette omniprésence des représentations entraîne un rapport constant à des citations, références et esthétiques particulières (telles que le collage, le fragment), ou encore un rapport ironique aux prédécesseurs. Pour simplifier grossièrement, ce qui est souligné là est un peu la différence entre une personne contemplant dans un musée, au XIXe siècle, une toile avec pour seul bagage ses souvenirs d’expositions précédentes et une autre qui, aujourd’hui, peut mettre en pause un film pour vérifier qu’une de ses scènes est bien extraite d’un autre film.


Mais la notion de postmodernité est entrée dans le champ politique avec d’autres théoriciens. Jean-François Lyotard, dans La Condition postmoderne, a désigné par là en 1979 un rapport nouveau au savoir et à l’information, qui nous rendrait hermétiques aux « grands récits » (par exemple : à quoi bon vouloir faire la révolution quand on sait qu’elle finira forcément dans un bain de sang ?). Puis Fredric Jameson – toujours en s’appuyant sur les arts plastiques – y a vu, ainsi que le dit le titre de son essai sur la question en 1991, « la logique culturelle du capitalisme tardif ». « Je me dois de rappeler cette évidence au lecteur, y écrit-il, à savoir que toute cette culture postmoderne mondiale, encore qu’américaine, est l’expression interne et superstructurelle d’une nouvelle vague de domination américaine, économique et militaire, à travers le monde : en ce sens, comme dans toute l’histoire des classes sociales, le dessous de la culture est le sang, la torture, la mort et la terreur. » Une remarque qui n’incite guère à s’en revendiquer…


En théorie politique, le postmodernisme a été récupéré de manière assez floue par les mouvements héritiers de la French theory (les études américaines qui ont découlé de la lecture des philosophes français Foucault, Derrida, Deleuze, etc.) et centré sur les identités (de genre, de « race » ou d’autres oppressions). Le terme postmoderne (parfois abrégé pomo) y voisine avec celui d’intersectionnalité, quand il ne se confond pas avec. Il est souvent utilisé pour légitimer les luttes individuelles au détriment de combats collectifs. Mais n’oublions pas que la façon dont on désigne une période est toujours marquée idéologiquement : la Belle Epoque n’était belle que pour les bourgeois, et les Trente Glorieuses ne le sont surtout que pour l’Economie. Espérons que le postmodernisme n’empêchera pas la création d’utopies à grande échelle et ne nous confortera pas longtemps dans l’individualisme.

Décès de l’historien et militant anarchiste Alexandre Skirda

Librairie L'Insoumise

Read in English from the Anarchist Communist Group website

Alexandre Skirda, historien et militant anarchiste est mort le 23 décembre 2020.

Parfait connaisseur de la révolution russe et du mouvement libertaire makhnoviste en Ukraine, Alexandre Skirda a écrit des ouvrages incontournables sur ce sujet.

Jean-Jacques Gandin, militant anarchiste, lui rend hommage, le 5 janvier 2021, au Centre Ascaso-Durruti de Montpellier.

La suite est tirée du site web du Monde Libertaire

À la suite d’une longue maladie, mercredi 23 décembre notre ami, notre compagnon Alexandre Skirda nous a quittés à l’âge de 78 ans. Est-il allé sur les rives du Dniepr rejoindre Nestor Makhno, descendant de Cosaques zaporogues comme lui ?

Son intérêt pour cette région et sa connaissance de la langue lui avaient permis de connaître le mouvement révolutionnaire paysan du sud de l’Ukraine, héritier de plusieurs siècles de pratique de la démocratie directe. Dans des livres telNestor…

Voir l’article original 445 autres mots

Journal Dissidence |  »De fil en aiguille » par Anna Delso

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De fil en aiguille
Un article d’ANNA DELSO
Journal Dissidence 1982 p. 2-3

La librairie anarchiste L’Insoumise a annoncé récemment qu’Anna est décédée le 28 mai 2020 à Montréal à l’âge de 97 ans. Vous pouvez en savoir plus sur leur blogue au sujet de cette anarchiste espagnole qui a migré à Montréal en 1951 après avoir participé à la Résistance française et avoir été occupé le poste de secrétaire fédéral de l’organisation Mujeres Libres.

L’article qui suit représente donc la vision d’une anarchiste espagnole sur les pratiques syndicales québecoise aux antipodes de ce qu’elle a connu en Espagne. Comme elle l’a dit elle même:

«J’ai eu des bagarres terribles avec le syndicat dont j’étais membre… Je les dérangeais tellement que je me suis trouvée sur la liste noire» – Anna Delso

«De fil en aiguille» a été publié en 1982 dans le journal anarcho-syndicaliste Dissidence. Dans la même parution, vous trouverez sur le présent blogue, les textes «Vers l’anarcho-syndicalisme : quelques pistes» et «L’anarcho-syndicalisme les principes» du Journal Dissidence». Anna a aussi publié son autobiographie : « Trois cents Hommes et moi » aux éditions de la Pleine Lune, Montréal 1989.

De fil en aiguille
Anna Delso
Journal Dissidence
Saint-Tite – 1982

Chicago, 10 novembre 1887, journée sombre pour le syndicalisme international. Des hommes meurent pendus pour que d’autres hommes, femmes et enfant puissent vivre une vie plus décente. Pour qu’ils n’aient plus à supporter des journées de travail de 12 et 16 heures dans les mines, usines de textile et du vêtement, et partout ailleurs où les gens sont exploités sans vergogne.

Journal Dissidence | L’Anarcho-syndicalisme: les principes

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Dans ce court texte paru dans le Journal Dissidence (été 1982, Saint-Tite, Québec), l’auteur «D.R.» énumère -très sommairement- en 5 points ce qu’est l’anarcho-syndicalisme.

D’entrée de jeu, on place «syndicalisme révolutionnaire» comme synonyme pour «anarcho-syndicalisme». Cet amalgame contribue à masquer les conflits qui ont existés entre syndicalistes révolutionnaires et anarcho-syndicalistes, particulièrement en Argentine et en France (c’est une autre histoire). Malgré cela, s’en suit les prises de positions typiquement anarcho-syndicalistes: lutte contre les partis et le parlementarisme ainsi que l’abolition du salariat, de l’État (même socialiste) et du capitalisme par l’action révolutionnaire de la classe ouvrière organisée en syndicats. «Ces syndicats doivent être des fédérations libres de con­seils ouvriers autonomes et bien organisés, regroupés en confédérations chargées d’administrer une société autogérée à tous les niveaux.» À noter aussi qu’on y rejette la signature de conventions collectives à la faveur de l’action directe: «Pas de marchandage avec les patrons, pas de conventions signées. L’amélioration des conditions de travail sont le résultat des grèves, boycotts ou sabotages. Comme les conditions de vie peuvent se détériorer à tout moment: finies les interminables procédures de griefs…» Le texte se termine avec une volonté de révolution sociale: «L’action directe la plus importante est la grève générale et expropriatrice (proposée d’ailleurs en premier lieu par les anarchistes). Elle a lieu lorsque la majorité des travailleurs (euses) d’une région décident d’y participer. C’est en fait une révolution sociale car le contrôle économique passe alors chez les ouvriers (ères).»

Lire aussi «Vers l’anarcho-syndicalisme : quelques pistes» aussi du Journal Dissidence

Journal Dissidence
L’Anarcho-syndicalisme: les principes
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Docu | «Écoutez la Bourse du Travail de Paris» de Bernard Baissat (1982)

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Dans la Bourse du travail de Paris: Jean Braire et Jean Maitron
Source: Blogue de Bernard Baissat

80 minutes
Écoutez la Bourse du Travail de Paris
par Bernard Baissat
1982
84 minutes

Voir le blogue du réalisateur

Avec Jean Braire, Jean Bruhat, Bernard George, Jacques Julliard, Jean Maitron, Madeleine Reberioux, Denise Tintant, André Bergeron (secrétaire de la CGT-FO), Jean Bornard (CFTC), Edmond Maire (CFDT), Jacques Pommatau (FEN), Georges Seguy (CGT), Chorale populaire de Paris

Anarchist critic of intersectionality

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We are not just bodies that exist in assigned identities such as race, class, gender, ability, and the rest of the usual laundry list. We are also political subjects in a society ruled by politicians, judges, police, and bureaucrats of all manner.

Here are some extracts of the text

Insurrections at the intersections: feminism, intersectionality and anarchism

by Abbey Volcano and J Rogue

Read it completely online on LIBCOM here

In response to various U.S. feminisms and feminist organizing efforts, the Combahee River Collective, an organization of black lesbian socialist-feminists, wrote a statement that became the midwife of intersectionality.

Rather than being conceptualized as an additive model, intersectionality offers us a lens through which to view race, class, gender, sexuality, etc. as mutually-constituting processes (that is, these categories do not exist independently from one another; rather, they mutually reinforce one another) and social relations that materially play out in people’s everyday lives in complex ways.

Intersectionality has been, and often still is, centered on identity.

For instance, it is put forward that we all have a race, a gender, and a class. Since everyone experiences these identities differently, many theorists writing on intersectionality have referred to something called “classism” to complement racism and sexism.

This can lead to the gravely confused notion that class oppression needs to be rectified by rich people treating poor people “nicer” while still maintaining class society.

We don’t wish to “get along” under capitalism by abolishing snobbery and class elitism. Rather, we wish to overthrow capitalism and end class society all together.

We want an end to class society, not a society where classes “respect” each other. It is impossible to eradicate exploitation while class society still exists. To end exploitation we must also end class society (and all other institutionalized hierarchies).

Rather, as anarchists, we call for an end to all exploitation and oppression and this includes an end to class society.

These systems also reproduce one another. White supremacy is sexualized and gendered, heteronormativity is racialized and classed. Oppressive and exploitative institutions and structures are tightly woven together and hold one another up.

What is more useful to us as anarchists is using intersectionality to understand how the daily lives of people can be used to talk about the ways in which structures and institutions intersect and interact.

Unfortunately, a liberal interpretation of intersectionality precludes this kind of institutional analysis, so while we might borrow from intersectionality, we also need to critique it from a distinctly anarchist perspective.

While all these points of struggle are relevant, it is also true that people raised in the United States, socialized in a deeply self-centered culture, have a tendency to focus on the oppression and repression of individuals, oftentimes to the detriment of a broader, more systemic perspective

We are not just bodies that exist in assigned identities such as race, class, gender, ability, and the rest of the usual laundry list. We are also political subjects in a society ruled by politicians, judges, police, and bureaucrats of all manner.

Reproductive justice advocates have argued for an intersectional approach to these issues, and an anarchist feminist analysis of reproductive freedom could benefit by utilizing an anarchist intersectional analysis.

ORGANISE! | An introduction to anarcho-syndicalism: The tactics and vision for a new workers movement

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By ORGANISE!: The voice of anarcho-syndicalism (Ireland)

Organise! (Facebook Page)

Clic here to download the pamphlet

Our first pamphlet, written and published in July 1996, it introduces what an Anarcho-Syndicalist union should be alongside a strategy of how we thought such a union could be achieved.

With sections on Anarchism; Revolutionary Syndicalism; Party Politics and the State; The Environment; Globalisation; Anarcho-Syndicalism and the Trades Unions; Locals; Industrial Networks; Workers Militia; World-wide Anarcho-Syndicalism – The International Workers Association; The Principles of Revolutionary Syndicalism; Ends and Objectives of the IWA; Organise! the Voice of Anarcho-Syndicalism; and or then current Aims and Principles this wee pamphlet still has a lot of value. Along with a lot that could be updated.

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Organise! is an anarchist political group in Ireland who take inspiration from the self directed struggles of working-class people, particularly as organised on anarcho-syndicalist lines. Our history goes back to the original formation of Organise! by the Ballymena and Antrim Anarchist Groups in 1984.

We are actively working to promote solidarity in opposition to capitalism, the state, patriarchy and all other forms of oppression and hierarchy. The way we organise reflects the free society we want to create: one based on voluntary association, democratic participation and self-management.

Our members are workers, claimants, students, migrants, unemployed and other working-class people committed to building a libertarian communist union movement actively opposed to all forms of oppression and exploitation.

We aim to promote solidarity in our workplaces and communities, encouraging people to organise independently of, and opposed to, government, bosses and bureaucrats to fight for our own interests as a class. We see libertarian communism as emerging from working-class struggles in the here and now.

Our activity is therefore aimed at promoting, assisting and developing such struggles, which both benefit our lives today and advance the movement and the future that we all deserve.

Social revolution and revolutionary organisation

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Taken from LIBCOM.org. This is a translation of a text by Vadim from KRAS (Revolutionary Anarcho-Syndicalists’ Confederation – www.aitrus.info), the Russian affiliate of the International Workers’ Association. Lire en français ici

The revolutionary organization creating from us is neither a party nor a usual trade union. In it ground, it is a workers union (syndicate) because it unites working people which resist to the daily exploitation and oppression and which therefore struggle for the shortening of work-time, for the bettering of their material and moral situation. But this bettering isn`t an aim in itself for it but merely a mean for awakening the sources of solidarity and mutual aid slumbering in everybody, for inspire him for revolutionary revolt against the authority and property, against inequality and oppression. […]

So if we want that the general assemblies remain the independent decide-making bodies and that exactly common people are masters of own struggle and destiny – it is necessary for the partisans of such choice to unite and to defend it closely. 
 
It for that why the revolutionary organization is necessary: it must unite in it ranks people which want and can consciously struggle for the triumph of Freedom, Solidarity and Authoritylessness; for people can jointly agree how they live; for a society based upon the self-realization of personality and upon the coordination of human efforts in general assemblies; for the equal possibilities to use the goods of the World – for the Anarchist Communism. Even if only few people join today this organization, we are firmly sure that our crystal-clear ideas sooner or later convict the overwhelming majority of mankind and change the entire World. 

We are communists. But not in this vulgarized and deformed sense which appears us always from pages of papers, from TV channels and broadcasting waves (“communist regime”, “Communist State”, “Communist Party” etc.). The true communism is anarchist, stateless and without authority, free, libertarian. Only hundred years ago, by the meaning of Communists, one can be almost for 100 per cent sure that the matter concerns Anarchists. Just in 1917, this word was stolen by Bolsheviks and it was later crippled by them and made a laughing-stock of entire World…

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